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Sur les pas du bien-aimé Mohammed (BP sur lui)
Episode 15 : Le serment d'allégeance à Al-'Aqaba
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction :
Le
Prophète (BP sur lui) a donc profité de l’arrivée des pèlerins à la Mecque pour
leur présenter l’Islam, espérant trouver une tribu qui le soutiendrait durant sa
mission.
Après vingt-cinq échecs consécutifs, le Prophète (BP sur lui) réussit enfin à
convaincre six jeunes hommes venus de Médine d’embrasser l’Islam. Ces derniers
s’étaient rendus compte que l’homme qui leur parlait d’une nouvelle religion
devait être le Prophète annoncé par les Juifs de Médine. Avec l’accord du
Prophète, ils sont rentrés chez eux avec la mission de présenter l’Islam à leurs
compatriotes.
Durant l’année suivante, et comme ils ont appris que l’Islam était une religion
destinée à toute l’humanité, ces jeunes hommes qui appartenaient tous à la tribu
des Khazraj, ont fait de leur mieux pour se réconcilier avec les Aws afin de
faire régner la paix dans la ville qui allait accueillir le Prophète (BP sur
lui).
J’ouvre une parenthèse comme d’habitude au fil du récit et je vous demande si
vous êtes prêts comme eux à renouer avec vos ennemis pour le bien de l’Islam.
J’ose à peine parler des gens qui rompent leurs liens de parenté à cause de
conflits matériels et futiles alors que nous sommes au mois de Ramadan !
Le serment d'allégeance à Al-'Aqaba :
Le
Prophète (BP sur lui) avait donné rendez-vous l’année d’après, toujours pendant
la saison du pèlerinage et au même endroit, aux six jeunes hommes de Médine. Ils
étaient revenus avec six autres à la onzième année de la mission et s’étaient
mis d’accord avec lui de respecter certains principes moraux.
Ensuite, accompagnés de Mouç‘ab ibn ‘Omaïr que le Messager envoya avec eux pour
leur apprendre leur religion, ils retournèrent à Médine où l’Islam commençait à
pénétrer dans toutes les maisons. Lorsqu’ils vinrent au rendez-vous du Prophète
(BP sur lui) la douzième année, chaque maison à Médine comptait déjà un
Musulman.
Le
Prophète avait lutté et combattu sans arrêt durant ces douze années. Il avait
souffert lui et les autres Musulmans et il avait planifié pour atteindre son
objectif. Le succès ne lui venait que petit à petit et son expérience est riche
en enseignements. Elle mérite ainsi d’être étudiée et prise comme exemple par
tous les habitants de la Terre avec leur différence de religion, parce que c’est
l’histoire d’une expérience humaine réussie. Un avocat, un médecin, un homme
d’affaire, un politicien au pouvoir, une maîtresse de maison ou même une nation,
peuvent y trouver des idées utiles.
Le
Messager (BP sur lui) avait envoyé dire aux Musulmans de Médine de venir à sa
rencontre pendant la saison de pèlerinage de la douzième année. Remarquez
comment il profitait de cet événement qui était célébré par les mécréants. Il a
su transformer un point négatif en une opportunité comme cela est enseigné dans
la science du management.
Les
rapports envoyés de Médine par Moç‘ab indiquaient que les Musulmans augmentaient
en nombre et en force. Cette saison, une délégation de soixante treize hommes et
deux femmes venait à la rencontre du Prophète. Mais comment allait-il pouvoir
rencontrer tout ce monde en cachette ? Il devait prendre ses précautions parce
que si Qoraïche les surprenait, ils seraient tous tués !
Pour éviter tout incident, le Prophète aurait pu leur envoyer des ordres ou des
messages à Médine, mais cela n’a jamais été sa façon de se comporter avec ses
compagnons. Toutes les affaires devaient être étudiées et organisées en présence
de ces derniers pour que chacun puisse accepter sa responsabilité de pleine
volonté. De plus, les Musulmans de Médine n’avaient pas encore rencontré le
Messager. A la saison de pèlerinage ils vinrent à la Mecque au milieu des autres
délégations des incroyants de Médine pour ne pas se faire remarquer. Leur
moralité et leurs mœurs étaient devenues si raffinées grâce à la nouvelle
religion que deux des mécréants venus avec eux avaient embrassé l’Islam en
route. D’ailleurs la moralité musulmane a toujours été la raison la plus
importante de la propagation de l’Islam.
Les
deux hommes qui étaient devenus musulmans en route étaient Al-Bara’ ibn Ma‘roûr
et ‘Abdillâh ibn ‘Amr ibn Hirâm. Ka‘b ibn Mâlik, déjà musulman, s’était
entretenu avec ce dernier, avait loué ses qualités et lui avait dit qu’il le
respectait beaucoup mais qu’il craignait pour lui l’Enfer. Il lui avait expliqué
l’Islam petit à petit en répondant à ses questions et ‘Abdillâh embrassa la
nouvelle religion.
Ceux qui désirent inviter les gens à l’Islam doivent prendre l’exemple de Ka‘b
qui a utilisé le respect et l’intimidation d’une façon subtile pour convaincre
‘Abdillâh.
Le
Messager rencontra en premier lieu, son ambassadeur à Médine, Moç’ab Ibn Omair.
Moç‘ab l’informa du nombre des combattants de Médine, de leur force militaire,
des conditions économiques de la ville, de sa topographie, du comportement des
Juifs, etc. Il lui dit également que la délégation comprenait des femmes. Le
Messager l’avait exigé puisqu’il comptait les femmes comme des membres
importants dans la société.
Le
Messager demanda à Moç‘ab de lui amener tout d’abord, le chef du groupe.
Al-Bara’ ibn Ma‘roûr vint voir le Prophète accompagné du poète Sa‘d ibn Mâlik
qui pouvait être considéré en ce temps-là comme un homme de médias et que le
Prophète reçut chaleureusement. Les poètes étaient respectés aux temps des
premiers Musulmans comme ils doivent l’être de nos jours à condition de produire
un art respectable et utile à l’humanité et ne pas rechercher le profit matériel
aux dépens de l’éthique.
Le
Messager (BP sur lui) voulut aussi que la rencontre avec la délégation de Médine
se passe la nuit, au dernier jour du pèlerinage à l’endroit de Al-‘Aqaba. Ainsi,
si quelqu’un de Qoraïche les surprenait, ils pouvaient faire croire qu’ils
étaient venus jeter les pierres du rite. Il leur avait demandé de se coucher
obligatoirement dans leurs tentes cette nuit-là et de se comporter d’une façon
naturelle. Ils ne devaient pas non plus réveiller celui parmi eux qui se
trouverait endormi pour ne pas attirer l’attention. Ils devaient également venir
à l’endroit convenu en petits groupes, pas plus de cinq à la fois. Abou Bakr et
‘Omar ne devaient pas assister à la réunion, ils allaient se tenir sur les
montagnes voisines pour surveiller les allers et venues et les autres Musulmans
de la Mecque n’allaient pas être informés de la réunion pour ne pas être
inquiétés inutilement. Le Prophète avait insisté pour que deux femmes assistent
à la réunion parce que, avec toutes les autres, elles devaient connaître leur
responsabilité envers l’Islam. Cependant, cette réunion exposait ses
participants à un grand danger et c'est ce que le Prophète craignait pour les
femmes. Ces deux femmes étaient Nossayba Bint Ka'b et Asmaa' Bint Omar.
Une
telle préparation pour une réunion si importante était nécessaire et il est
clair comme il nous paraît dans la Sirah que le Prophète était absolument
conscient du rôle que joue la bonne administration dans la réussite d'un tel
événement.
Les
membres de la délégation racontent et disent : “Nous étions sortis cette nuit
comme des coqs de bruyères jusqu’à l’endroit prévu et le Prophète n’était pas
encore là.”
Mais la mémoire de cette nuit est longtemps restée dans les cœurs et les esprits
des Ançâr, qui soulignèrent que même si Badr était l'événement le plus marquant
dans l'histoire de l'Islam, le jour de Al-'Aqaba reste l'événement le plus
proche à leur cœurs. C’était effectivement un jour décisif dans l’histoire de
l’Islam.
Al-‘Abbâs qui, après la mort de Abou Tâleb avait pris place à la tête des Bani
Hâchim et était devenu le protecteur du Prophète (BP sur lui) vint avec lui. Il
n’était pas encore musulman mais il assistait à la réunion en tant que membre de
la famille du Messager (BP sur lui) et il prit la parole le premier. Il dit :
“Je sais pourquoi vous êtes venus aujourd’hui et je voudrais vous dire que nous
les Bani Hâchim protégeons Mohammad qui est un des nôtres comme vous le savez.
Il est honoré parmi les siens, mais il a voulu vous joindre et c’est à vous de
savoir ce que vous avez décidé. Si vous savez que vous allez le trahir et le
livrer à ses ennemis après qu’il soit sorti vers vous, laissez-le dès à présent
et nous continuerons à prendre soin de lui.”
Tous répondirent en même temps : “ Nous avons entendu ce que tu as dit. Ô
messager d’Allah, demande ce que tu veux pour toi et ton Seigneur.”
Le Messager (BP sur lui) commença par réciter des versets du Coran puis dit :
“Vous me prêtez serment de m’obéir dans la guerre et la paix; de dépenser en
temps d’aisance et de dénuement ; de recommander le bien et de prohiber le mal ;
de défendre la vérité sans craindre personne et de me protéger contre ce dont
vous protégeriez vos femmes et enfants.”
Les Ançars demandèrent au Prophète : “ Quelle sera notre récompense si nous
acceptons, ô Messager d’Allah ? ”
Le Prophète répondit :’Le paradis.’ Puis se tut.
Al-haytham Al-tayhâne, prit un peu de recul et demanda au prophète: “Nous avons
des relations avec les juifs de Médine que nous devrons couper à ton arrivée à
Médine, si nous faisons cela et que tu remportes la victoire, retourneras-tu à
la Mecque et nous laisseras-tu après que nous ayons coupé nos liens avec ces
gens ? ”
Le Prophète sourit et dit d’un ton ferme et sans équivoque : “Point du tout, mon
sang est le vôtre et seule la mort nous séparera. Je suis de vous et vous êtes
de moi, je combats celui que vous combattez et fais la paix avec vos alliés. ”
Il
ne leur promit ni de l'argent ni de royauté ni de nouvelles terres ni de
nouveaux pays. Même pendant les conquêtes, aucun chef militaire n'était un Ançâr
et même dans le gouvernement, aucun ansâri n'a été élu Calife. Ceci était
vraiment symbolique parce que cela signifiait que les Ançâr méritaient de n'être
rétribués que par le Paradis. Ils avaient fait serment d’allégeance en vue du
Paradis et c’est ce qu’ils ont eu. Même après la bataille de Hounaïn, pendant le
partage du butin de guerre, le Messager ne leur avait pas donné de butin comme
aux autres. Quelques-uns d’entre eux s’étaient fâchés mais le Messager leur
avait rappelé le serment de Al-‘Aqaba et leur avait dit : “Est-ce que cela ne
vous plaira pas plus de laisser les autres s’en aller avec les miettes des biens
de ce monde, les chameaux, les brebis et que vous retourniez chez vous avec le
Messager d’Allah parmi vous ?” Ils devaient rester dans l’Histoire le modèle de
l’esprit d’abnégation qui donne tout en vue de la grâce d’Allah.
En
entendant donc le Prophète dire que la rétribution de leur serment d'allégeance
serait le Paradis, Al-barâ' Ibn Ma'rour s'écria : "Tends moi ta main, Messager
d'Allah. Certes, nous te protégerons et je le jure. Nous sommes des guerriers et
nous avons hérité les arts du combats."
Suite à ces mots, les Ançâr s'écrièrent tous : "Tends nous ta main, messager
d'Allah!" et se précipitèrent pour aller vite prêter serment sauf As'ad Ibn
Zorâra. Il était le plus jeune parmi eux (environ 21 ans) mais apparemment le
plus sage. Il dit : "Etes-vous conscients de ce que vous êtes en train de faire
? Vous prêtez serment de protéger cet homme et d'entrer en guerre contre les
arabes et les étrangers (les autres peuples) mais aussi contre les blancs et les
noirs. Si vous estimez ne pas être à la hauteur de votre promesse, laissez sa
famille le protéger." En effet, As'ad craignait que l'enthousiasme des Ançâr les
conduise à faire une promesse qu'ils seraient incapables de tenir. Il ne faisait
que de les avertir mais cela ne voulait aucunement dire qu'il refusait de
protéger le Prophète. Enfin, les participants à la réunion finirent par prêter
tous serment d'allégeance au prophète.
Le
Prophète leur demanda ensuite d’élire douze chefs qui seront chargés de faire
les arrangements nécessaires pour l'arrivée des immigrants à Médine. Cette idée
d'élire des chefs par les Ançâr eux-mêmes prouve d'ailleurs que la démocratie
est une pratique ancienne dans l'Islam et qu'il est inexact de dire qu'il existe
une discordance entre l'islam et la démocratie.
A
la fin de cette réunion, le Prophète et les Ançâr entendirent une voix criant :
"Attention à Mohammad et aux égarés; ils se sont réunis pour vous combattre". Ce
cri annonçait que la réunion avait été découverte et que la nouvelle de ce
rassemblement s'était ébruitée et qu'en fin de compte, même dans l'expérience
prophétique (qui est en soi une expérience humaine), les erreurs peuvent
exister.
En
réalisant qu'ils étaient en danger, les Ançâr dirent au Prophète: "Permets-nous
d'attaquer les gens de Mena!". Mais le Prophète refusa et répondit: "Il ne nous
a pas été ordonné de faire cela. Revenez dans vos tentes!"
Les
Ançâr revinrent donc dans leurs tentes qui se situaient parmi les tentes des
mécréants de Médine et Qoraïche commença tout de suite à faire le tour des
tentes pour demander si quelqu'un avait vu ou non Mohammad. Et en se renseignant
auprès des pèlerins de Médine, les mécréants affirmèrent n'avoir vu personne
cette nuit.
Le
pèlerinage se termina ensuite sans qu'aucun mal ne soit causé au Prophète ou aux
Ançâr. Même les deux Ançâr qui avaient pris du retard à revenir à Médine et par
conséquent furent capturés et torturés par Qoraïche, furent par la suite libérés
parce que les intérêts commerciaux d'Abou Sofiâne risquaient d'être menacés.
Après son retour à la Mecque, le Prophète annonça aux musulmans la nouvelle du
serment d'allégeance prêté par les Ançâr et leur permit de commencer à immigrer
vers Médine. Il fit en sorte que la sortie des musulmans de la Mecque et que
leur chemin vers Médine soient sécurisés en ordonnant aux musulmans aisés et
puissants de voyager avec les musulmans pauvres et faibles.
Parmi les histoires des immigrants nous allons citer celle d'Oumm Salama. Elle
sortit avec son mari et son fils vers Médine mais sa famille refusa qu'elle
accompagne son mari. Et parce que Abou Salama ne pouvait pas s'opposer à sa
famille, il la laissa et partit seul à Médine. Oumm Salama revint triste à la
Mecque avec son fils mais la famille d'Abou Salama insista pour prendre son
fils. Et à cause du conflit entre les deux familles sur le fils d'Oumm Salama,
chaque famille se mit à tirer son petit-fils par son bras jusqu'à ce que ses
épaules fussent cassées et la famille d'Abou Salama le prit.
Oumm Salama se mit pendant un an à visiter et à revisiter l'endroit où elle fut
séparée de son mari et privée de son fils jusqu'à ce qu'un jour un homme bon la
vit et décida de convaincre sa famille de la laisser faire ce qu'elle voulait.
Sa famille accepta enfin et Oumm Salama décida de faire le voyage seule, mais au
milieu du chemin elle rencontra Othmâne ibn Talha qui était encore mécréant et
qui décida de l'accompagner, elle et son fils jusqu'à Médine. Il l'accompagna
donc pendant une distance de 500 Km, montra pendant ce voyage une noblesse
surprenante et quand il arriva à Médine, il lui laissa son chameau et reprit son
chemin vers la Mecque.
Othmâne Ibn Talha s'est lui-même converti et les compagnons croyaient que
c'était à cause de la bénédiction de ce qu'il fit autrefois avec Oumm Salama. A
cause de ce qu'il fit avec Oumm Salama le Prophète décida également de laisser à
sa famille, après sa conversion, la possession des clefs de la Ka'ba alors que
lorsqu'il était mécréant, il refusa de permettre au Prophète d'y pénétrer.
Egalement parmi les histoires des immigrants, il y a celle de Sohayb Al-Roumy à
qui Qoraïche refusa le droit d'émigrer sans qu'il ne leur laisse toutes ses
possessions. Et Sohayb accepta d'abandonner toute sa fortune pour obéir au
Prophète et émigrer avec ses compagnons à Médine. C'est pour cela qu'aussitôt
que le Prophète apprit cela, il sortit le recevoir aux portes de Médine en lui
disant : "Tu es certes le gagnant Abou Yahya!" et c'est à ce propos que fut
révélé le verset suivant : "Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie
pour la recherche de l'agrément d'Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses
serviteurs. " (TSC[i],
Al-Baqara (LA VACHE) : 207).
Il
nous faut également raconter à cette occasion l'histoire de l'émigration de
‘Omar Ibn Al-Khattâb. Il prit ses armes, se dirigea vers la Ka'ba où il
accomplit deux rak'at sous les yeux de Qoraïche puis cria: " Celui qui veut que
sa femme soit veuve et que son fils soit orphelin n'a qu'à me rencontrer demain
vers l'aube sur la vallée avant que je n'émigre". Et effectivement personne ne
vint déranger son voyage mais au contraire, vingt pauvres musulmans le
rejoignirent pour émigrer sous sa protection. Parmi eux 'Ayyâsh Ibn Abi Rabî'a
et Hishâm Ibn Al-'âce. Cependant, Abou Jahl essaya de les décourager et trompa
'Ayyâsh en lui disant que s'il émigrait, sa mère allait se priver de l'eau et
n'allait jamais se baigner. 'Ayyâsh décida donc de ne pas partir mais ‘Omar lui
conseilla de ne pas écouter ce que disait Abou Jahl et quand il vit qu'il
renonçait à partir, il lui offrit son chameau pour qu'il se souvienne de lui et
qu'il ait une monture si jamais il décidait de le rejoindre. Mais une fois
revenu à la Mecque, Abou Jahl l'emprisonna et le tortura avec l'aide des
mécréants de Qoraïche. Il n'immigra que deux ans plus tard lorsque 'Omar lui
envoya le verset: " Dis: «Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à
votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah
pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.
"(TSC, Az-Zoumar (LES GROUPES): 53).
Enfin et après l'émigration de tous les musulmans de la Mecque vers Médine, il
ne restait plus que le Prophète, Abou Bakr et leurs familles. Le Prophète
voulait être sûr que ses compagnons allaient tous être en sécurité à Médine
avant qu'il ne parte. Sinon, s'il était parti sans que tous les musulmans aient
émigré, les musulmans restants auraient été torturés par Qoraïche.
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